Par Boukary Teme

Un beau jour, à sa grande surprise, au environ de 16 heures, les hommes barbus bien armées sont venus encercler le village et ont commencé à tirer sur tout ce qui bougeait. Ils ont brulé les maisons, emportés les animaux, et ont tué des hommes qui voulaient se défendre pour sauver l’honneur. Vu cette peur, la vieille dame Mme Togo s’est enfuit de son village Niamian à pied pour rejoindre Pissa, 7km à pied avec les enfants. La plus petite avait 9 ans. Quand elle est arrivée à Pissa après avoir passé le reste de la nuit, elle a été accompagner par son cousin avec la charrette pour rejoindre Bankass le deuxième jours. Avec les mains vides. Malheureusement il n’y avait rien, tout était brulé seulement ce qu’elle portait comme vêtement.

J’ai rencontré la veille Mme Togo au camp de refuge à Bankass à 2020. Elle était en train de transformé le coton en file. Lors de nos échanges, elle nous fait savoir : « Avant le conflit dans mon village mon métier était la transformation du coton en file. Grace à ce métier je parvenais  à réaliser beaucoup de chose pour subvenir aux besoins de ma famille. Généralement, chez nous les Dogons, les petits besoins des filles sont pris en charge par nous les mamans. Donc, nous ne sommes pas censées de rester les bras croisés. Pour nos produits, les commandes venaient de part et d’autre de toute les communes. »

« Depuis mon arrivée à Bankass, au lieu de resté les bras croiser, j’ai empreinte quelque outils avec une voisine ; et le peut que je fais ne suffis pas à prendre soin de mes 6 enfants, la plus âgée a 25 ans et la plus petite à 9 ans. Je vis à travers les dons de certaine partenaire et de personne de bonne volonté. Et aussi des appui des autorités locale. J’aimerai reprendre mon métier, mais malheureusement je n’ai pas les moyens financier pour m’acheter les nécessaires, » raconte Mme TOGO.

La crise n’a pas seulement touché la famille de Mme Togo, mais beaucoup de personne, des hommes, des femmes et des enfants au centre du Mali.

Si les autorités ne prennent pas la prise en charge des personnes déplacés – en nourriture, logement, santé – cela va entrainer certaine personnes dans des comportement involontaire qui peut être la prostitution des filles et délinquance enfin de parvenir aux besoins de leur famille.

Une crise qui divise les communautés

C’est une crise dont beaucoup ignorent la cause. Moi, je ne pensais pas qu’un jour les population du cercle de Bankass subiront un tel sort. Depuis 2018 où les citoyens entendaient parler du conflit dans un cercle voisin (Koro), croyant que c’est un conflit qui allait se limiter seulement dans cette zone. Malheureusement chose qui n’a pas été interceptée par les autorités, ni par la population. Aujourd’hui contaminé de cette même crise, certaines pensent que c’est un conflit intercommunautaire entre deux ethnies (Peulh et Dogon).

Un discours qui a bouleversé l’esprit de toutes les communautés et à semer la tension des deux côtés. Cette crise à causer plusieurs dégâts tel que : matériels, vole des bétails, braquage sur les routes, tueries etcetera.

Due à toutes ces tueries, la ville de Bankass est inondé par des personnes déplacées venues des communes voisines : Baye, Diallassagou, Sokoura et Ouenkoro sans pouvoir emportés avec eux aucune denrée de premier nécessité.

Cela pèse lourdement sur les communautés qui ont accueilli les refugiés. Combien de temps cette situation va-t-elle durer ?

Pour conclure notre interview, la Mme Togo plaide au près du gouvernement de prendre leurs responsabilité, sinon le pays sera en faillite, nous et nos enfants serons terrorisés.